« Turkuaz kitchen » de Betül Tunç

C’est la première fois que je présente un livre en langue française. Déjà, parce que je craque plus souvent pour des livres de cuisine en anglais. Ensuite, parce que je ne suis pas très au fait des droits de reproduction en France. C’est noté interdit, mais je pense qu’il faut demander l’autorisation, sinon, on ne pourrait jamais avoir d’aperçu. Mais moi, avec mon pauvre blog, je ne suis pas assez importante pour qu’on prenne le temps de me donner une autorisation. C’est pourquoi les photos que je montre sur cette page ne sont que des copies d’écran des photos montrées sur Amazon France.

LE LIVRE:

Le ivre est sous-titré « recettes traditionnelles et modernes pour pâtisseries sucrées et salées ». L’auteur est Betül Tunç, originaire de Turquie et qui a suivi son mari aux États-Unis. Ils vivent avec leur fils en Virginie. Passionnée de cuisine depuis l’enfance, elle publie depuis quelques années sur Instagram ou encore Tik Tok où elle est très suivie.

Le livre en langue française est paru aux éditions Hachette cuisine en novembre 2024 (c’était mon cadeau de Noël 😊), l’édition originale ayant été publiée en 2024 aux États-Unis.

Le livre s’articule comme suit:

Un sommaire tout d’abord, les recettes étant réparties en 5 catégories. Une introduction ensuite où Betül se présente, se raconte: son enfance en Turquie, l’importance de sa mère et de sa sœur dans son amour de la cuisine et de la pâtisserie, son arrivée aux USA, la création de sa page , etc.

Suit une liste des ingrédients essentiels ou spéciaux de son garde-manger, tout ce qu’il faut pour pouvoir réaliser les recettes. Puis une section « comment utiliser le livre? », pour décomplexer les anxieux et encourager les autres.

Les recettes:

Ensuite commencent les sections de recettes. Elles sont réparties en 5 catégories:

Les pâtes de base, les pâtes enrichies, les pains rapides & pâtes express, les pâtes non levées et enfin les pâtes de Turquie. C’est un livre de pâtisserie sucrée et salée, et le sommaire le met bien en évidence.

Au début de chaque section, on nous donne quelques techniques clés, une ou plusieurs méthodes, des résolutions de possibles problèmes, bref des conseils utiles pour le chapitre.

Les recettes s’étalent généralement sur 3 pages, 2 pour la liste des ingrédients et le déroulé et 1 pour une photo du plat. Il y a quelques pas à pas, mais cela reste plutôt rare. Par contre, chaque recette est illustrée, ce qui est plutôt pas mal.

Il n’y a pas d’aperçu des recettes sur la version française du livre sur Amazon France, je vous mets donc des copies d’écran de la version anglaise:

La liste des ingrédients est classée par étape, ce qui est bien pratique. Les ingrédients sont plutôt simples à trouver, les plus compliqués (sumac, chou pé-tsaï, pâte de poivron rouge turque …) pouvant être trouvés sur internet ou tout simplement remplacés.

Certaines préparations comme le cacik ou le coleslaw de chou rouge peuvent peut-être être achetées dans certaines parties du monde, mais pas dans toutes. Pas de soucis, Betül, qui se targue de tout faire elle-même de A à Z, donne des recettes pour ces « à-côtés ».

Le déroulé des recettes est plutôt clair, même si parfois, quelques explications supplémentaires pourraient ne pas être superflues. J’ai parfois dû relire plusieurs fois le déroulé pour être sûre de moi.

Il y a un encadré « notes » pour chaque recette (ou presque): des tips, préparation à l’avance, congélation, vidage de frigo ou variante.

C’est déjà la fin du livre. Une double page de remerciements, puis un index détaillé par nom de recette et ingrédient clé.

MON AVIS:
LES MOINS:

Cette fois, je commence par les aspects négatifs car il y en assez peu.

Quelques ingrédients ne sont pas forcément courants, et selon les régions pas faciles à trouver. D’autant plus que parfois, il n’en faut que très peu niveau quantité. Prenons par exemple le lait ribot. Par chez moi, je n’en trouve pas. Je l’ai remplacé par du lait fermenté Yorik, et j’ai utilisé le reste dans un gâteau. Sinon, autre possibilité, remplacer par du babeurre / buttermilk en ajoutant du jus de citron ou du vinaigre à du lait entier.

Idem pour la crème aigre. Le terme n’est pas courant chez nous, et cela peut faire tiquer dans une liste d’ingrédients. On peut la faire maison (en mélangeant un peu de jus de citron et de la crème fleurette), ou la remplacer par de la crème fraîche entière d’Isigny (plus calorique, mais plus proche niveau goût).

Il manque également des indications de temps de préparation, de repos et de cuisson. D’autant plus que Betül aime faire lever ses pâtes à froid, c’est à dire une nuit au frais. Il faut donc être plutôt organisé.

LEs plus:

Les photos. Les recettes. Le livre. Que dire de plus…

En résumé:

Bon, vous aurez compris, j’ai adoré ce livre. J’avoue que la première fois que je l’ai vu, je me suis dit: « mais qu’est ce que c’est que ça? ». J’avais été attirée par la photo de couverture, et je pensais avoir affaire à un livre de recettes ancienne, type Jeanne Bourin.

Puis, je l’ai ouvert, je l’ai feuilleté, et je n’ai pas été déçue de ce que j’ai vu. Les photos étaient magnifiques, autant celles lifestyle que celles culinaires, prises par Betül elle-même. J’ai aimé le côté décalé, « je m’habille comme autrefois / naguère ». Cela m’a rappelé les vidéos d’une youtubeuse anglaise je pense qui s’habillait en habits d’époque Régence. Je n’arrive plus à retrouver la référence hélas (ça y est, je l’ai retrouvée. C’est Karolina Zebrowska).

Revenons au livre. Niveau recette, de prime abord, je n’avais rien trouvé de trop nouveau, mais bon. Le livre était passé sur ma liste « en attente d’achat ». C’est dans celle-là que mon cher et tendre est censé piocher pour un cadeau (on leur mâche le boulot, y’a pas à dire). Noël 2024, Turkuaz kitchen au pied du sapin, youpi!

A la lecture, je me suis rendue compte que les recettes étaient plus poussées que je pensais, et que les goûts étaient bien équilibrés. Je teste une recette, puis deux. Et puis voilà que tout le monde aime. Bref, un succès.

Je pense que je retesterai bientôt des recettes déjà connues pour les comparer avec ce que j’ai déjà fait. Mais je suis presque déjà sûre que ce sera un nouveau bon point pour Turkuaz Kitchen.

Les recettes que j’ai testées ou que je testerai rapidement:

Carrés gourmands citron vert et framboises

Kachapuris

Beignets fourrés à la pâte à tartiner

Dinner rolls au lait ribot

Petits pains pour burgers

Quiche aux épinards et champignons

Les lavashs de ma grand-mère

Iskender kebabs

Soupe libyenne à l’agneau et à la menthe

La shorba libiya (ou libya) est une cousine de la chorba algérienne, la principale différence avec cette dernière étant l’absence de légumes dans version lybienne.

Bizarre pour nous une soupe sans légumes, n’est-ce pas ? J’ai beau chercher, là, à première vue, je ne trouve pas de recette de soupe française composée seulement de viande et de féculents…

Et pourtant, ça ne manque pas. Non, on en redemande même de cette petite soupe. Même mes enfants (qui attrapent des boutons quand je prononce le mot soupe 😉) l’ont adorée.

Le goût merveilleux de la soupe est basé ici sur la viande, le concentré de tomates et les épices. C’est profond et subtil, sans saturer les papilles. Personnellement, je la sers le soir en plat complet avec un petit morceau de pain maison pour les plus gourmands…

Shorba libiya

Céline
C5 B5 E5
170325
Temps de préparation 20 minutes
Temps de cuisson 1 heure 30 minutes
Temps total 1 heure 50 minutes
Type de plat Entrée, Soupe
Cuisine Lybienne
Portions 6 personnes
Calories 325 kcal

Equipment

  • 1 cocotte ou 1 marmite

Ingrédients
  

  • 500 g d'épaule ou de collier d'agneau, dégraissé et coupé en petits dés (j'aime que les bouchées ne soient pas trop grosses)
  • 2 oignons, hachés
  • 1 petite boîte de pois chiches (soit 120/140g égoutté)
  • 1 petite boîte de concentré de tomates (soit 70g)
  • 1 cuillère à café de coriandre en poudre
  • 1 cuillère à café de curcuma en poudre
  • 1 cuillère à café de cannelle en poudre
  • 1 belle pincée de piment
  • 1,5 litres de bouillon de légumes ou de volaille
  • 40 g de vermicelles
  • 1 cuillère à soupe de menthe ciselée
  • le jus d'un citron
  • huile d'olive
  • sel et poivre

Instructions
 

  • Préparer les épices.
  • Dans une cocotte, faire chauffer un peu d'huile d 'olive, puis y faire revenir les oignons quelques minutes, et ensuite ajouter la viande et la faire dorer également sur tous les côtés.
  • Saupoudrer des épices et du concentré de tomates. Saler et poivrer, mélanger le tout et laisser roussir environ 5 minutes.
  • Verser le bouillon dans la cocotte, porter à ébullition, puis baisser, couvrir et laisser mijoter environ 1h15. La viande doit être bien moelleuse.
    Puis, ajouter les pois chiches égouttés, les vermicelles, la menthe et le jus de citron et remettre à bouillonner environ 10 minutes.
    Parsemer d'un peu de menthe fraîche ou de coriandre ciselée avant de servir bien chaud.
Keyword gourmand, récconfortant, simple

Le printemps arrive à grand pas, mais le soir, il fait encore un peu frais et on apprécie à la maison une bonne soupe. C’est encore mieux si elle constitue à elle seule un repas. Voici donc quelques unes de mes recettes favorites:

Chorba aux légumes au Wonderbag

Délicieuse minestrone d’hiver (végé)

Ciorba roumaine

Soupe de la jeune mariée (Ezogelin çorbasi)

Acquacotta (petite soupe toscane)

Soupe complète type Ribollita

Le thịt kho vietnamien aka le porc au caramel

Le porc au caramel a toujours été un dilemme à la maison. On aime ou on n’aime pas? J’avais posté une recette il y a quelques années, celle de Julie Andrieu. J’expliquais avoir été déçue par celle de Sophie Dudemaine, trop sèche à mon goût. Celle de Julie Andrieu était plus tendre, le porc cuisait plus longtemps, mais le caramel n’était ajouté qu’en fin de cuisson. Cela manquait un peu de puissance. On sentait un peu trop le goût du lait de coco. Mon mari m’en avait d’ailleurs fait la remarque.

Dans la recette que j’ai testée cette fois (tirée du livre Recettes et récits de François Régis Gaudry), le caramel est là dès le début de la cuisson. On emploie également de l’eau de coco, ce qui est beaucoup plus subtil que le lait de coco. La cuisson longue attendrit le porc à la perfection. La fraîcheur de la coriandre et de l’oignon vert parsemant le plat sont un plus.

Bref, servie sur un lit de riz basmati avec quelques quartiers de citron, elle a tout bon cette recette. Ma famille ne s’y est pas trompée.

Les enfants avaient un peu fait la moue quand je leur ai annoncé un porc au caramel. Du porc sucré? Berk!!! Finalement, ils en ont redemandé…

Porc au caramel

Céline
C5 B5 Z5 E4
211224
Temps de préparation 30 minutes
Temps de cuisson 2 heures
Temps total 2 heures 30 minutes
Type de plat Plat principal
Cuisine Vietnamienne
Portions 4 personnes
Calories 612 kcal

Equipment

  • 1 cocotte en fonte
  • 1 mortier ou un mini blender

Ingrédients
  

  • 1 kg de rôti de porc dans l'échine, dégraissé et coupé en cubes de 2 ou 3 cm environ
  • 5 cuillères à soupe de nuoc-mâm
  • 5 cuillères à soupe de sauce soja
  • 1 l d'eau de coco (ou à défaut, 100ml de lait de coco, complété par 900ml d'eau)
  • 1 citron vert (à défaut jaune)
  • 1 oignon nouveau
  • 1 bouquet de coriandre
  • huile d'olive

Pour la pâte d'aromates:

  • 4 gousses d'ail
  • 1 gros pouce de gingembre frais
  • 1 échalote
  • ½ piment rouge (ou 1 entier si vous aimez la morsure du piment)

Pour le caramel:

  • 140 g de sucre
  • 50 ml d'eau
  • le jus d'un citron vert (ou à défaut jaune)

Instructions
 

  • Préparer la pâte aromatique en plaçant tous les ingrédients dans un mortier.
  • Broyer jusqu'à obtenir une pâte grossière.
  • Dans la cocotte, mettre un peu d'huile d'olive et saisir les morceaux de viande sur toutes les faces, et les saler. Réserver hors du feu. Procéder si nécessaire en plusieurs fois afin que les morceaux dorent bien.
  • Dans la même cocotte, verser le sucre sur les sucs de la viande, ajouter l'eau et laisser prendre un caramel blond. Puis ajouter le jus de citron et ôter du feu.
  • Remettre la viande dans la cocotte, ajouter la pâte aromatique, le nuoc-mâm et la sauce soja.
  • Remettre la cocotte sur feu doux, verser l'eau de coco et mélanger le tout. Augmenter le feu, et au premier frémissement, baisser le feu et laisser cuire à découvert environ 1h30 à 2h00, en remuant de temps en temps.
  • La viande doit être très tendre et la sauce bien nappante. Si ce n'est pas le cas, délayer un peu de maïzena dans de l'eau et ajouter à la cocotte.
    Parsemer de coriandre ciselée et de tranches d'oignon nouveau.
Keyword facile, gourmand

Je mange assez rarement du porc. Contrairement au bœuf, que je poêle parfois à feu vif quelques minutes (miam la bavette d’aloyau), le porc mérite selon moi une cuisson plus longue. Et là, c’est le nirvana. Voici quelques recettes, qui font partie de mon Best of:

Vindaloo de porc épicé

Ragoût de porc épicé

Porc à l’effiloché (pulled pork)

Joues de porc à la bière et aux carottes