Incroyable! Jamais je n’avais vu ma fille réclamer une seconde part avant même d’avoir fini la première! A part pour les desserts (au chocolat!), jamais elle ne se ressert.
eT Là, POURTANT, autant elle que mon fils se sont tous deux resservis. N’est-ce pas le rêve de toute maman que leurs enfants mangent bien à table?
Il faut dire que ce plat a tout pour plaire, des pâtes, de la viande hachée, mais au lieu de se retrouver devant un menu enfant (vous savez les plats pas top du menu enfant dans les restos que même eux n’en veulent pas et que vous vous sentez obligés de finir … parce que « on ne gâche pas »), vous avez sur la table une petite pépite de saveurs. Et même vous, vous allez adorer! Promis!
Faire cuire les spaghettis comme indiqué sur leur emballage dans une grande casserole d'eau salée. Les égoutter et les rincer à l'eau froide. Réserver.
Faire chauffer 3 cuillères à soupe d'huile d'olive dans une sauteuse, et laisser colorer l'oignon quelques minutes.
Incorporer ensuite le boeuf haché, le curcuma, l'ail semoule et la passata, le sel et poivre, et bien mélanger jusqu'à ce que la viande soit dorée.
Incorporer le sucre et l'eau, baisser le feu et laisser cuire jusqu'à ce que l'eau soit presque complètement évaporée.
Dans une casserole (idéalement antiadhésive), déposer une feuille de papier cuisson préalablement froissée, et recouvrir de 3 cuillères à soupe d'huile d'olive, de la cuillère de fleur de sel et de 1cm d'eau. Mélanger le tout.
Ajouter 2 poignées de spaghettis cuits.
Puis mélanger le reste de spaghettis avec la sauce et verser le tout dans la casserole. Bien tasser.
Couvrir avec le couvercle enveloppé d'un torchon (pour le rendre complètement hermétique), et faire cuire 1 heure sur un feu doux au gaz (ou 1h50 sur un feu électrique ou à induction).
Retirer le couvercle et renverser les spaghettis sur un plat de service.
Keyword ail, curcuma, haché de boeuf, oignon, passata, spaghetti
J’avais déjà goûté le biryani d’un collègue indien, plat à base de riz, d’épices et de viande, servi « en vrac » (dans le bon sens du terme bien sûr) et non en couches superposées. Mais je ne savais pas que le biryani était d’origine perse (merci Wikipédia) et que le nom était dérivé du persan « beryā » qui signifie « frit », « grillé »
Et il est bien beau ce biryani grillé, encore plus beau à présenter avec son dessus croustillant (le tahdig) et ses couches de riz et de viande moelleuse. Alors évidemment, tout se défait dans l’assiette, mais sur la table, vous aurez la fierté de servir un plat magnifique.
Quant au goût, c’est croustillant et fondant, tendre et croquant, subtil et inoubliable. Bref, un plat à partager avec ceux que vous aimez!
800gd'agneau (type épaule désossée pour le mijotage) coupés en cubes de 2,5cm
1cuillère à soupede cardamome en poudre
6goussesde cardamome noire (à défaut de verte, mais le goût sera différent)
4feuillesde laurier
2cuillères à caféde curcuma
2cuillères à soupede graines de cumin
4bâtonsde cannelle
200gde yaourt à la grecque
fleur de sel
poivre
500gde riz basmati
2pincéesde pistils de safran
beurre
Instructions
Faire chauffer une marmite à feu vif puis y verser environ 250 ml d'huile végétale. Couper 4 oignons en 2 puis en tranche d'1/2 cm d'épaisseur, et les déposer dans l'huile chaude (l'huile doit dépasser un peu les tranches d'oignon).
Laisser revenir quelques minutes en remuant jusqu'à ce que les oignons colorent bien.
Les sortir avec une écumoire et les réserver sur du sopalin.
Vider la casserole (dans un bol, vous pourrez en utiliser une partie plus tard) et y laisser un fond d'huile. Couper les 2 oignons restants en gros dés et les faire fondre dans l'huile à feu moyen.
Ajouter les dés d'agneau et les faire colorer sur toutes les faces.
Ajouter les épices et mélanger le tout.
Recouvrir d'eau bouillante, baisser le feu et laisser mijoter au moins 1h30 (le viande doit être fondante).
Faire infuser le safran dans 2 cuillères à soupe d'eau bouillante.
Puis laisser refroidir quelque peu (selon votre timing!), et ajouter le yaourt, du sel et du poivre généreusement, et mélanger le tout.Attention, pour ma part, il restait encore pas mal de sauce de cuisson, donc j'en ai enlevé les 2/3 que j'ai servi à côté du byriani.
Pendant la dernière demi-heure de cuisson de la viande, cuire le riz dans un grand volume d'eau bouillante salée généreusement pendant 6 à 8 minutes (pour un riz basmati de la marque Tilda, je l'ai précuit 7 minutes), puis l'égoutter, le rincer longement à l'eau froide, et le laisser finir de s'égoutter.
Froisser en boule une feuille de papier cuisson, puis la disposer au fond d'une marmite (large, le byriani sera assez plat, plus étroite, il sera plus haut). Napper le fond d'huile (celle réservée!) et ajouter quelques noix de beurre et 1 cuillère à soupe de fleur de sel.
Disposer une couche de riz assez épaisse pour bien recouvrir le fond. Verser un peu de l'eau safranée et la moitié de la viande au yaourt. Puis former une fine couche de riz et arroser d'encore un peu d'eau safrannée et de la moitié des oignons frits. Ajouter quelques noisettes de beurre.
Disposer le reste de la viande, et finir par le reste du riz, de l'eau safrannée et des oignons frits, sans oublier encore quelques noisettes de beurre.
Envelopper le couvercle de la marmite, couvrir la marmite et laisser mijoter entre 45 minutes et 1 heure sur feu doux (sur ma gazinière, j'utilise un répartiteur de chaleur qui permet une belle coloration uniforme du riz).
A la fin de la cuisson, retourner le biryani sur un plat pour servir à table avec le reste de sauce réservé ou avec un yaourt salé à la coriandre.
Keyword agneau, cannelle, cardamome, oignon, riz basmati, safran, yaourt à la grecque
Je vous présente aujourd’hui un petit nouveau dans ma bibliothèque, Dishoom, bons baisers de Bombay.
Dishoom, ce sont 8 restaurants en Angleterre qui préparent depuis 2010 des délices comme à Bombay. Ils ont sortis en 2019 un magnifique livre en anglais sur leurs racines et leurs plats fétiches, traduit et publié fin 2020 en France. Dès que je l’ai vu en librairie, je lui ai tourné autour.
Il était beau, bleu, sobre au milieu de tous ces livres raccoleurs mais surtout il me faisait rêver. Comme cette Inde mystérieuse, il attendait que je l’ouvre pour se dévoiler. Hélas, il était sous blister, pas possible de le feuilleter.
Et un jour, j’ai craqué, je l’ai acheté.
J’ai mis du temps à le lire, presque 3 semaines, ce qui chez moi est un record de lenteur. Mais Dishoom, ce n’est pas un bête livre de cuisine qui empile les recettes sans âme. C’est une déclaration d’amour à une ville qui n’existera plus telle quelle quand vous aurez le livre entre les mains. Je m’explique, Dishoom, c’est une photographie ancienne, un cliché de Bombay d’un passé assez proche, mais qui ne reviendra plus. La ville est en expansion, en perpétuel mouvement. C’est le cas partout vous me direz, mais à Mumbai (le nouveau nom de Bombay), cela se voit particulièrement. Des petits cafés installés là depuis des générations ferment du jour au lendemain sans espoir de réouverture. La ville a comme une pieuvre géante dans son sous-sol qui en un coup de tentacule défigure un quartier.
Et puis Dishoom, ce sont des personnes de religion et de cultures différentes (si représentatifs de cette Inde multiculturelle) qui se sont unis dans la paix et l’acceptation de l’autre pour nous présenter des plats emblématiques de leur ville.
Le livre est présenté comme une balade, une déambulation dans Bombay au fil des heures et des repas. Et on mange tout le temps en Inde, il faut voir le nombre de chapitres! Laissez-vous emmener au fil des rues, des cafés, restaurants, boutiques, au fil des recettes, rêvez, flanez, profitez!